Les Bourgognes de demain : quels profils pour les vins ?
Les années atypiques se succèdent : 2018, 2020, 2022, aux étés torrides, produisent des bourgognes plus mûrs, plus amples, parfois solaires – certains parlent d’une « méridionalisation » du style. Pourtant, nombreux sont les domaines qui parviennent, au prix d’adaptations incessantes, à préserver fraîcheur, transparence et signature du terroir.
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Les critiques s’en font le témoin : malgré la précocité, les grands chardonnays de Puligny 2022 affichent, selon Jancis Robinson, « une tension inouïe et une minéralité préservée. »
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L’évolution n’est pas linéaire : chaque année, le goût du bourgogne se redessine, oscillant entre puissance et élégance, créant une diversité inédite au sein d’une même appellation.
Pour les amateurs, ces variations sont un exercice d’humilité et de redécouverte. Les plus beaux millésimes futurs pourraient surprendre par leur complexité, résultat d’une viticulture inventive qui compose avec l’instabilité.