Arômes, texture, équilibre : des vins pour toutes les émotions
On associe spontanément le vin sec d’Alsace à la pureté et à la tension. Au nez, les agrumes, les fleurs blanches, la pierre à fusil, la pomme verte dominent. En bouche, l’attaque est vive, la finale étirée, parfois saline, toujours rafraîchissante.
Avec un vin moelleux, les arômes basculent du côté des fruits confits, du miel, des épices douces, parfois de la rose ou du litchi pour le Gewurztraminer, de l’abricot rôti pour le Pinot Gris. La bouche est caressante, enrobée, presque voluptueuse, mais les meilleurs gardent une tension acide qui évite toute lourdeur.
- Sec : tension, netteté, longueur minérale.
- Moelleux : douceur, ampleur, complexité aromatique.
D’après une étude de l’INAO, la plupart des consommateurs français reconnaissent un vin moelleux à sa douceur, mais seuls 28% savent expliquer la différence avec un vin doux. Un rappel : moelleux indique une présence de sucres notables mais maîtrisés, alors que doux (ou liquoreux) concerne des vins très riches en sucres (source : INAO).