L’aventure des vignerons : anecdotes et témoignages
Le défi de la renaissance
Redonner vie à ces raisins oubliés n’est pas sans obstacles. Il a fallu parfois chercher les dernières souches dans des parcelles abandonnées ou des conservatoires, obtenir l’autorisation de les replanter, dessiner de nouveaux chemins commerciaux… Pourtant, l’acharnement de quelques passionnés change la donne.
À Chitenay, dans le Loir-et-Cher, un producteur confie n’avoir trouvé que trente ceps de Romorantin dans une haie “presque sauvages”, avant de les greffer sur une nouvelle parcelle. À Saumur, d’anciens rangs de Pineau d’Aunis redeviennent la fierté de petits domaines, accompagnés de labels bio ou biodynamiques (cf. reportage France 3 – 2022).
Une curiosité qui séduit les sommeliers
La résurgence des cépages rares enthousiasme aussi les sommeliers et les cavistes parisiens – en particulier depuis la vague des vins natures. En 2021, l’Association des Sommeliers de France soulignait que plus d’un quart des cartes en restaurants étoilés proposaient au moins une référence issue de cépages confidentiels, accompagnant cette soif de nouveauté.
Et lorsque les vins sont bien maîtrisés, la surprise est au rendez-vous : fraîcheur nerveuse d’un Menu Pineau servi sur des asperges, éclat d’un Pineau d’Aunis avec des charcuteries, élégance racée d’un Romorantin sur du chèvre affiné…